En France, l’utilisation grandissante de l’Intelligence Artificielle (IA) dans les apprentissages remet en cause les habitudes scolaires traditionnelles. À l’heure du numérique, de nombreux élèves ont recours à cet outil pour réaliser leurs devoirs. Grâce à celui-ci, ils peuvent apprendre et réviser leurs cours. Mais, les équipes pédagogiques s’interrogent : comment encadrer cette révolution pour en prendre part et la transformer en un véritable levier d’apprentissage ?
« L’IA peut amplifier les bonnes pratiques pédagogiques, mais aussi les mauvaises… »
Depuis peu, PIX (certification numérique) a mis en place différents parcours sur l’Intelligence Artificielle (IA), permettant d’en comprendre son fonctionnement et ses enjeux.
Cependant, ils ne sont pas assez développés pour former à l’usage réel de ce dispositif, ils ne font qu’expliquer ce qu’est une IA générative dans un contexte pédagogique.
D’après Diego Angel-Urdinola, « L’IA peut amplifier les bonnes pratiques pédagogiques, mais aussi les mauvaises. Elle peut être éthiquement neutre, mais elle sera toujours entre les mains de personnes qui ne le sont pas. »
En effet, les IA ne sont pas programmées pour un contexte scolaire. PIX n’étant pas une formation complète, il devient nécessaire d’accompagner et prévenir ses utilisateurs.
« Au moins 80% des élèves utilisent l’IA au moins une fois par semaine… »
Par conséquent, il est important de préciser qu’au moins 80% des élèves utilisent l’IA au moins une fois par semaine et que cette utilisation n’est pas maîtrisée. La majorité des élèves s’en servent sans en comprendre réellement la fiabilité et les enjeux. En outre, de nombreux devoirs faits maison sont désormais faits de toutes pièces par ChatGPT.
De nombreux jeunes détournent l’usage de cet outil pour diverses raisons : augmenter leurs notes en trichant, avoir plus de temps libre…
Malgré tout, certains l’utilisent à bon escient en demandant à l’IA de leur expliquer des points de cours non compris, reformuler et approfondir leurs cours, en créant des quiz et flashcards rendant l’apprentissage et les révisions plus ludiques. Cette technologie permet une personnalisation de l’apprentissage par exemple avec l’IA SmartSchool.
L’enjeu n’est plus seulement d’encadrer l’usage de cette technologie, mais aussi d’apprendre aux élèves à l’utiliser de manière critique, efficace et responsable. Car si l’intelligence artificielle représente une opportunité considérable pour l’apprentissage, elle peut aussi devenir un outil mal exploité sans accompagnement adapté.
L’IA est un outil multifonctionnel avec des capacités variables. Cette variabilité assimilable à une certaine sensibilité demande d’apprendre à le manier. C’est notamment l’un des objectifs que s’est fixé l’Etat Français via PIX. Cette démarche bien que récente demande un temps d’adaptation et une éducation fiable et bienveillante. La facilité d’accès de l’IA rend donc cette tâche difficile.
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